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L’essentiel, en bref

  • Ajustez le siège, puis le bureau, puis l’écran.
  • Pour un usage prolongé du portable, dissociez l’écran et les périphériques.
  • Les pauses et le changement de posture font partie de l’aménagement.

Un poste agréable n’est pas forcément un poste rempli d’accessoires. Avant de changer le mobilier, observez ce qui vous oblige à vous pencher, à tendre le bras ou à relever les épaules. Les recommandations de l’INRS permettent de procéder dans un ordre simple.

Ajuster le siège en premier

Les pieds doivent reposer à plat, les cuisses être horizontales ou les hanches légèrement plus hautes que les genoux. Le dossier doit soutenir la courbure du bas du dos, sans que le bord de l’assise comprime l’arrière des genoux.

Les accoudoirs ne doivent pas empêcher de rapprocher le siège du bureau. Si les pieds ne sont plus en appui après le réglage du poste, un repose-pieds peut être nécessaire. Ne choisissez pas cet accessoire pour sa seule apparence : il doit répondre à votre réglage réel.

Placer l’écran pour regarder devant soi

Le haut de l’écran doit se situer au niveau des yeux ou plus bas selon la situation, notamment avec des verres progressifs. La distance dépend de sa taille et de sa résolution ; l’INRS indique généralement 50 à 70 cm, environ la longueur du bras.

Si vous travaillez sur deux écrans et utilisez surtout l’un d’eux, placez celui-ci face à vous. Si vous les utilisez autant, installez-les côte à côte, à une distance cohérente. L’objectif est d’éviter les rotations répétées et les compensations de la tête.

Séparer le portable du clavier

Sur un ordinateur portable, l’écran et le clavier sont solidaires : améliorer la position de l’un peut dégrader celle de l’autre. Pour un travail prolongé, l’INRS privilégie un écran, un clavier et un dispositif de pointage externes.

Sans écran externe, rehausser le portable peut aider à placer l’affichage correctement, mais il faut alors un clavier déporté et une souris. Vérifiez la stabilité du support et l’espace disponible, plutôt que de multiplier les accessoires sans mesurer le poste.

Rapprocher clavier et souris

Le clavier doit laisser un espace devant lui. L’INRS indique 10 à 15 cm par rapport au bord du plan de travail. Les poignets ne doivent pas rester continuellement appuyés sur ce bord pendant la frappe.

Placez la souris pour conserver l’alignement main–avant-bras. Si vous utilisez rarement le pavé numérique, un clavier plus compact peut réduire l’écartement entre la souris et votre corps. Le choix d’une souris dépend de votre main et de vos usages ; le mot « ergonomique » ne suffit pas à garantir qu’elle vous conviendra.

Revoir la lumière et les reflets

Évitez un écran placé face à une fenêtre ou un éclairage qui se reflète directement dessus. Il faut pouvoir adapter la lumière à l’activité et garder un environnement visuel confortable. Une lampe d’appoint est surtout utile si elle éclaire la zone de travail sans éblouir.

Essayez vos réglages à plusieurs moments de la journée. La lumière naturelle change : un emplacement agréable le matin peut devenir gênant l’après-midi.

Prévoir le mouvement dans la journée

L’INRS recommande d’alterner les tâches lorsque c’est possible, de quitter l’écran des yeux et de rompre la posture assise. Les pauses actives sont idéalement prévues toutes les 30 minutes.

Une checklist utile avant un achat : qu’est-ce que cet équipement permettra de régler ou de faire plus facilement ? Si la réponse est floue, commencez par réorganiser le poste. Le budget pourra ensuite cibler la contrainte qui demeure.

Pour aller au fond du sujet

Sources & références

Sources consultées lors de la préparation de cet article. Les caractéristiques peuvent évoluer.

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